J’oublie que…mince j’ai oublié.

« Dans tes écrits, je ne voudrais pas que tu parles de moi, tu comprends il y a des choses dont je ne suis pas fière. Si j’avais su, je ne t aurais jamais mélangé à ma vie privée. »

Tout est dit dans cette supplique, il ne faut pas parler de ce qui a été, ainsi cela n’existe pas. Donc si je ne parle pas de l’ agression, elle n’a jamais existé et donc si je n’ai riens vu de ta détresse c’est normal car il ne s’est rien passé et tes frasques trouveront l’excuse du passage dans l’adolescence, excuse confortable me permettant de ne pas me remettre en question car j’en suis incapable.

Si tu ne parles pas de mon passé, dont je ne suis pas fière, c est que j’en ai honte et donc le taire c’est l’oublier et retrouver une virginité de bonne famille, famille éclatée depuis si longtemps que l’on s’efforce à lui donner une normalité avec en arrière pensée que c’est une vaste fumisterie.

En sort un mot : Fuite. Je fuis mon passé car je ne l’assume pas, je fuis mon présent dans les émissions en exprimant mon indignation de ce que les médias me montrent. Je fuis mon présent car tes souffrances font resurgir mon passé.

Alors tais-toi, ne dis rien. Laisse-moi oublier qui j’ai été, laisse-moi oublier que ton envie de mort est mon échec de ne pas avoir su te donner l’envie de vivre.

Laisse moi oublier que je suis capable, encore, de me souvenir. Laisse moi cette excuse et s’il te plait, parlons de la pluie, des courses, du ménage, des gagnants de jeux télévisés, du vidéo-gag animalier que je regarde en pleine nuit.

Je sais que tu souffres, mais si on n’en parle pas, tu ne souffres plus et je peux m’indigner de tes réactions provoqué par ce Stress Post Traumatique. C’est du chiqué, je dis chiqué car c’est plus facile pour moi de t’imaginer jouant un jeu, que de t’imaginer surmonter une partie, la vie, sans les cartes que j’aurais du te donner et que je n’ai pas fait car je ne les avaient pas non plus.

Je suis vieille, je ne suis plus ce bulldozer d’avant, laisse moi descendre de mon piédestal sans me démunir de mon étiquette de dictateur. Laisse-moi installer un L’Isle de Noé à L’Isle Jourdain. Éteint, par économie, toute les lumières, baisse la musique, ferme la porte des toilettes, cuisine toujours les mêmes plats sans sel, ne boit pas plus d’un verre de vin sinon c’est trop. Laissons s’installer le sombre que ton fils à fui.

Économisons la vie pour ne pas mourir trop tôt même si cela nous donne envie de mourir plus vite.

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