Dépression.

A l’adage « Femme qui rit, à moitié dans son lit », c est vrai sauf qu’elle à continué à rire, je l’ai mal pris
je fais une dépression, je suis en situation de burnes out



Il reste l’oreiller.

Je suis assis dans mon fauteuil de patriarche déchu, bercé par la lueur d’une lampe à pétrole qui illuminait les soirées de ceux dont  je porte les gênes. Sirotant ce verre d’alcool que je me suis servit en douce de la maisonnée partie rejoindre Morphée ou je ne sais quel faiseur de rêve. Le calme, le silence, le sombre règnent en maître associés aux effets de ce verre divin qui me font utiliser mon clavier avec l’assurance d’un dactylographe arthrosique. 

Un élan schizophrénique me fait discuter avec l’amour de ma vie, allongée sur le canapé. Nous parlons doucement pour laisser les dormeurs dans leurs rêves hystériques, nous sortons en silence serré l’un contre l’autre pour fumer une cigarette.

 Et puis notre conversation s’éteint, cet amour à disparu du canapé, je me lève pour me resservir un deuxième verre, ou un troisième je ne sais plu. Avec la certitude de le retrouver au moment d’aller me coucher.Je me réveillerai le lendemain avec pour toute étreinte amoureuse,  un oreiller blotti dans mes bras et contre mon torse.

Sur cet amour imaginaire, j ai posé mille visages et milles fois je me suis dit que ces visages,  je n’aurais pu les aimer comme ils l’auraient mérités. Mais ces milles visages m’ont donné cet amour incommensurable à leur insu, et, il eut mieux valu.

Et ce même oreiller, au petit matin, qui me renvoie à mon lit. Vide.

 

 



Allongé sur le sol de la cuisine

Mon fils est dans sa chambre, ma mère est dans la sienne. Moi, je m’attache à faire la cuisine, à faire le repas du midi. Posté contre la planche à découper, le tremblement non contrôlé, qui m’avait laissé tranquille, revient. Je me surprends à trembler des mains, des bras, des jambes. Je me bloque, calé contre l’élément de la cuisine et je tremble, frénétiquement sans pouvoir agir et provoquer un calme vital. Me souvenant du conseil de mon médecin, je m’allonge comme je peux, par terre, au milieu de la cuisine. Et j’attends que la crise passe. J’entends des pas dans l’escalier, ma mère descend de sa chambre et me voit allongé au sol. Rien, elle continue ses affaires en me disant quelques mots que je ne comprends pas. Je lui demande de me répéter ce qu’elle vient de me dire, elle s’y refuse et me laisse par terre en me disant :  » vas t allonger sur le canapé ». J’en suis incapable et reste allongé sur le sol en l’observant vaquer à ce qu’elle à envie, sans se soucier si je vais bien. Je me relève encore tremblant et fini le repas, mon fils descend, on passe à table et  nous mangeons normalement, malgré mes muscles endoloris par mes tremblements. Je la regarde manger avec l’espoir fugace qu’elle s’étouffe avec le morceaux de poulet que j’ai fais cuire.

Petit à petit, celle que j’ai aimé plus que tout s’éloigne lentement,  surement, de l’admiration que je lui portais. Je partage ma vie avec une personne âgée qui n’est plus ma mère, mais juste une « vieille » ayant des souvenirs communs.

S’il te plait monsieur, laisse moi partir de la façon qu’il te plaira, ce monde n’est pas fait pour moi, je meurs à petit feu de mon univers souffreteux, laisse moi enfin y mettre fin, une bonne fois pour toute. Car il n’y a pas de thérapie pour retrouver la voie du bonheur, il n’y a pas de bonheur. Il n’y a que des moments heureux fugaces qui entrecoupent une réalité évidente. Celle de ne plus vouloir avoir mal de ne pas être et d’éteindre une supercherie qui permettra enfin d’écrire sur une plaque en cuivre : « that’s all folks » 



Le sans Légion d’Honneur fixe

Autre temps! Tu arbores les trottoirs des villes en demandant une cigarette ou le sou. Et dans tes pérégrinations citadines, tu repères l’endroit où tu vas dormir. Aujourd’hui un porche, demain un banc avec pour toute couverture un vieux pardessus miteux.Comme traversin, ton vieux sac de marin que tu n’a jamais quitté et qui renferme, la photo froissée d’une tente dans le désert et celle où tu es au milieux de tes frères, maintenant disparus.

Disparus car croyant, utopiquement combattre pour la liberté, pour la démocratie. Vous partiez simplement en croisade, les mêmes d’antan. Celles où l’on cherchait des richesses, de l’or, aujourd’hui du pétrole, des accords commerciaux et des amitiés politiques.

Vous n’étiez plus des combattants sauvant la veuve et l’orphelin, mais des mercenaires d’état.

Sur ton cœur, enveloppé dans un mouchoir, le seul souvenir de ta gloire passée, ta médaille d’Officier de la Légion D’Honneur.

Tu arbores les trottoirs des villes en demandant une cigarette ou le sou. Et dans tes pérégrinations citadines, tu repères l’endroit où tu vas dormir.

Autre temps! 



J’oublie que…mince j’ai oublié.

« Dans tes écrits, je ne voudrais pas que tu parles de moi, tu comprends il y a des choses dont je ne suis pas fière. Si j’avais su, je ne t aurais jamais mélangé à ma vie privée. »

Tout est dit dans cette supplique, il ne faut pas parler de ce qui a été, ainsi cela n’existe pas. Donc si je ne parle pas de l’ agression, elle n’a jamais existé et donc si je n’ai riens vu de ta détresse c’est normal car il ne s’est rien passé et tes frasques trouveront l’excuse du passage dans l’adolescence, excuse confortable me permettant de ne pas me remettre en question car j’en suis incapable.

Si tu ne parles pas de mon passé, dont je ne suis pas fière, c est que j’en ai honte et donc le taire c’est l’oublier et retrouver une virginité de bonne famille, famille éclatée depuis si longtemps que l’on s’efforce à lui donner une normalité avec en arrière pensée que c’est une vaste fumisterie.

En sort un mot : Fuite. Je fuis mon passé car je ne l’assume pas, je fuis mon présent dans les émissions en exprimant mon indignation de ce que les médias me montrent. Je fuis mon présent car tes souffrances font resurgir mon passé.

Alors tais-toi, ne dis rien. Laisse-moi oublier qui j’ai été, laisse-moi oublier que ton envie de mort est mon échec de ne pas avoir su te donner l’envie de vivre.

Laisse moi oublier que je suis capable, encore, de me souvenir. Laisse moi cette excuse et s’il te plait, parlons de la pluie, des courses, du ménage, des gagnants de jeux télévisés, du vidéo-gag animalier que je regarde en pleine nuit.

Je sais que tu souffres, mais si on n’en parle pas, tu ne souffres plus et je peux m’indigner de tes réactions provoqué par ce Stress Post Traumatique. C’est du chiqué, je dis chiqué car c’est plus facile pour moi de t’imaginer jouant un jeu, que de t’imaginer surmonter une partie, la vie, sans les cartes que j’aurais du te donner et que je n’ai pas fait car je ne les avaient pas non plus.

Je suis vieille, je ne suis plus ce bulldozer d’avant, laisse moi descendre de mon piédestal sans me démunir de mon étiquette de dictateur. Laisse-moi installer un L’Isle de Noé à L’Isle Jourdain. Éteint, par économie, toute les lumières, baisse la musique, ferme la porte des toilettes, cuisine toujours les mêmes plats sans sel, ne boit pas plus d’un verre de vin sinon c’est trop. Laissons s’installer le sombre que ton fils à fui.

Économisons la vie pour ne pas mourir trop tôt même si cela nous donne envie de mourir plus vite.



Jessy.

Alors que qu’Elisabeth partageait ma vie, enfin certains soirs, je faisais de la radio dans un petit village quand à la fin de mon émission, j’entendais des gémissements. J’allais derrière le bâtiment d’où ils provenaient et je trouvais une chienne, de type berger allemand, dont la patte droite arrière était prise dans un piège à loup. Je pu le lui retirer, mais elle refusa de me suivre sans pour autant s’enfuir. J’allais chez un copain vétérinaire, lui décrivait ce que j’avais pu voir de la blessure. Il me donna des médicaments que je devais mélanger à de la nourriture. Ce que je fis, pendant une semaine car cette chienne restait toujours au même endroit.

Au bout d’une semaine, elle accepta de me suivre et de monter dans mon appartement. J’appelai le vétérinaire et quand il arriva, accueilli par des grognements, je me couchais sur cette chienne afin qu’il puisse la soigner, avec la peur qu’elle me morde. Ce qu’elle ne fit pas. Encore aujourd’hui, je lui en suis reconnaissant. Une fois son travail fini, cette chienne soulagée, qui se réfugiait sur le canapé, abandonnée et blessée mais loin d’être idiote, le vétérinaire prenait congé après avoir bu mon whisky dont le verre valait bien plus que son intervention. Et ça, il le savait.

Puis vint le moment où la présentation avec ma petite amie arriva. Jessy, oui je l’ai appelé ainsi, grognait chaque fois qu’Elisabeth s’approchait de moi. Je passe quelques anecdotes où la patience de ma chérie fut mise à l’épreuve jusqu’au jeudi soir du Beaujolais. Elisabeth m’avait proposé de retrouver la bande, 4 personnes, et d’aller goûter le vin. Je m’autorisais de temps en temps un extra, mais je ne buvais plus, ni ne faisais la fête comme avant. Et j’avais préféré rester à la maison. Je jouais avec Jessy, à la bagarre, elle me mordillait la main, le bras. Mais dès que son museau approchait mon visage, c’était léchouille sur léchouille, elle frottait son museau contre mon cou. Puis les câlins, où je posais ma tête sur son ventre  sentant sa truffe renifler mes cheveux. Bien sûr, elle dormait avec moi.

Le lendemain vers 5 h Elisabeth frappait à la maison, ivre, Jessy sur le canapé. Elisabeth me demanda de dormir à la maison, car ayant trop bu, elle ne voulait prendre la voiture pour rentrer chez elle. Après mon accord, Elisabeth s’affala sur mon lit et s’endor….. cuvait son vin.

J’étais tranquillement installé sur mon bureau, finissant la préparation d’une émission quand Elisabeth poussa un cri tandis que Jessy sortait en courant du couloir qui menait aux chambres. J’arrivais affolé près d’Elisabeth, la trouvant debout le pantalon mouillé. C’était Jessy qui lui avait pissée dessus, jalouse de voir une autre femelle qu’elle sur mon lit. Encore sous les vapeurs d’alcool, Elisabeth m’engueulait en me disant qu’elle en avait marre de mes histoires de chiens et qu’à partir de maintenant, c ‘était elle ou Jessy…

Après 12 ans passé avec Jessy, j’ai du la faire piquer car elle était très malade. Pendant plus de six mois, l’évocation de ma chienne me faisait pleurer. Je pris la décision de faire tatouer sur ma poitrine son image et depuis son souvenir est un globule rose. 

Elisabeth ?  Elisabeth qui ?



L’amour d’une mère, oui mais de laquelle.

« Tu vois mon chéri, cette femme, c’est la sœur de notre premier ministre, et l’autre c’est leur mère. Elles ont eu l’accord de Vals pour venir à l’émission. Tu sais, la sœur, elle en a bavé, elle a été violé, elle s’est droguée, elle à mit un temps fou pour s’en sortir. Heureusement quelle avait sa mère qui a été formidable dans l’accompagnement de sa fille ».

Après une crise de tremblement, nous allions ma mère et moi chez Sésame, un magasin social. Je prenais ma canne pour être plus stable et plus rassuré. Je retrouvais Cécile, une vendeuse et amie. Me demandant ce qu’il m’arrivait, on entendait derrière un ricanement et une voix qui disait : »oh, du chiqué ».

No comment.



Réponse à l’automne.

L’automne, espace temps où tout se met en condition pour aller dormir le temps de l’hiver.

Où la nature met en place tout ce qu’il faut pour que la neige émerveille ceux qui ne dormiront pas.

L’idée de l’hibernation m’est agréable, j adore l’ours de nos montagnes se réfugiant au fond d’une grotte pour que le réveil du printemps l’appelle.

Mais les saisons sont bouleversées par notre espèce destructrice, convoitant un bonheur solitaire dans la satisfaction du plancher chauffant et de la clim réversible de la voiture du vieux con.

Le bonheur est dans le blottissement de la chaleur de l’autre, ainsi l’autre est essentiel à l’autre et inversement.



La Caf qui voulait se faire aussi grosse qu’un proctologue

Compte tenue de sa nouvelle situation administrative, il a téléphoné  à l organisation gérant la rémunération de son allocation d’adultes handicapés. Ils avaient tellement de travail qu’ un technicien de l aah  allait le rappeler sous 96 heures.

Ce matin, en effet, on le rappela.

- Mr Rénato de Chelle ?

- Oui ?

- Mme «  Tuvalavalédetraverstoncafé » de la CAF, vous nous aviez appelé ?

- Oui Mme « Jevaislavalédetraversmoncafé« , je voudrais savoir à quel moment j’allais toucher mon Aah pour établir mon prévisionnel ?

Mme « Etlacuillèreavec« , lui répondit qu’elle lui avait envoyé un courrier lui expliquant:

- Vous comprenez monsieur de Chelle, vous avez peut être droit à une pension d invalidité de votre organisme de sécurité     anti-sociale,(je perds mon sang froid), donc il faut nous renvoyer le plus vite possible  le refus de cette pension, du Rsi et de la Cpam ou si elle vous est accordé viendrait en déduction de l AAH.

- Mais Mme « Jevaismassacrertafacedefonctionnaireaveclacafetierebrulante« , cela veut il dire que l AAH est bloqué ?

- Ah ben oui mon con,  c est pour cela que vous devez faire vite, pour nous les,retourner, répondit Mme « Ethopuncafésuppodeplus« .

La décision a été transmise le 6 octobre , Mme « Aveclacuillerelesuppo« , lui envoie le courrier  le 25  octobre, le temps qu’il remplisse son dossier deux fois et l envoie au Rsi et à la Cpam, recevoir  leur réponse qu’il enverra à la Caf , qui va l étudier et faire qu’enfin son dossier soit à jour, ils arriveront peut être à la veille de Noël, il faudra attendre la rentrée.

Alors comment ne pas avoir un regard critique  sur le système, comme ne pas faire bouffer son panier de banane à l épicier facho du coin qui pense que l assistance sociale c est  l Eldorado.  Comment ne pas se révolter  devant tant de complications pour essayer de vivre, simplement, chichement, avec en face de soi le regard déshumanisé de fonctionnaire pour qui service public correspond à régularité d horaire et de salaire avec un ordinateur  en panne comme excuse à la mauvaise volonté.

« Faire éclater cette ville et sauter avec elle » Mamabea Tiekelski (1973)



Confiance et considération

Il entre dans la salle, attends son tour. Puis la préposée l’appelle. Obéissant, il se lève vient vers elle. Ils se présentent et comme dans un tripot de Macao, ils traversent un couloir et rentrent dans un bureau comme on rentre dans une chambre. La différence c’est qu’il n’y a pas de coupelle où déposer l’enveloppe pour la prestation. Là c’est l’argent public qui est roi. Et c’est le moment de se mettre à nu. Parler de son passé, donner son cv, exprimer ses désirs. Elle écoute sagement, attentivement ce qu’il lui dit puis lui propose, différentes choses pour réaliser ses objectifs

Vous voulez devenir thanatopracteur itinérant, très bien, on va vous positionner sur une formation vous correspondant. Des formations, il y en a à la pelle et un mec en formation c’est un pourcentage en moins sur les chiffres, objectifs gouvernementaux obligent, les élections ne sont pas loin, il faut des résultats.

Il fait cette formation environs 15 000 euros et se réinscrit dans la structure car il n’y a pas de postes dans la région.

Imaginons, faire le point des entreprises qui recherchent du personnel, ne serait il pas plus judicieux et proposer des formations en adéquations avec les besoins existants.

Non, on va l’orienter vers une journée pour apprendre à faire un cv, une lettre de motivation et les documents fournis, on lui dira qu’il faut faire autrement même si c’est le même organisme qui l’avait orienté dans son document actuel. Il recommencera les mêmes parcours, bien obéissant, pour ne pas perdre les bénéfice de ses allocations et petit à petit, il perdra espoir et motivation. Avec ce gout âpre dans la bouche de perdre son temps.

Alors mesdames et messieurs, vous qui avez le savoir du marché de l’emploi, ayez le courage de faire votre boulot, de savoir où il y en a, et de nous proposer des solutions en fonction. Vos résultats vous rendrons plus efficaces aux yeux de votre directeur fantôme, et vous retrouverez notre confiance et notre considération.

 



123

A La Bonne Herbe |
ILLUPO |
asldgp91 debug |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Unautredemainaujourdhui
| Liberté par le savoir
| Warriorteambtsmuc